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Bilan de tes services presse : 7 indicateurs pour savoir ce qui a vraiment marché

Une année de services presse, c'est des dizaines d'EPUB envoyés, des chroniques qui arrivent au compte-gouttes, quelques silences, et une impression générale : « ça a plutôt bien marché » ou « j'ai l'impression de ramer ».

Une impression ne suffit pas pour décider. Combien de SP envoyer pour le prochain livre ? À qui les proposer en priorité ? Quelle échéance leur donner ? Les réponses sont déjà dans tes campagnes de l'année, à condition de les regarder avec méthode.

Ce guide te propose sept indicateurs simples, une façon de les lire sans te raconter d'histoires, et un exemple chiffré suivi pas à pas dans l'app justEread. Il s'adresse aux maisons d'édition comme aux auteur·rices auto-édité·es, avec ce qui change de l'un à l'autre.

Pourquoi faire le bilan de ses services presse ?

Le réflexe naturel, c'est de compter les chroniques reçues. C'est un bon début, mais ce chiffre seul ne dit presque rien : 15 chroniques sur 20 SP envoyés et 15 chroniques sur 60, ce ne sont pas du tout la même année.

Un bilan sert à répondre à trois questions concrètes :

  • Qu'est-ce qui a fonctionné ? Quels livres, quels genres, quels partenaires, quelles périodes de lancement.
  • Où est-ce que ça a coincé ? EPUB jamais récupérés, chroniques en retard, silences.
  • Qu'est-ce que je change l'an prochain ? C'est la seule question qui compte vraiment : un bilan qui ne débouche sur aucune décision n'est qu'un tableau de plus.

Rassembler ses données de l'année

Pour chaque livre lancé dans l'année, il te faut :

  • le nombre de personnes à qui tu as proposé le livre, et combien l'ont accepté ;
  • le nombre d'EPUB effectivement récupérés ;
  • le nombre de chroniques publiées, leur date, leur note et l'endroit où elles ont paru ;
  • les refus annoncés (« je ne pourrai pas le lire ») et les silences ;
  • la deadline de chronique que tu avais fixée ;
  • ce que tes SP t'ont coûté : ton abonnement à une plateforme si tu en as un, et surtout le temps passé.

Si tu gères tes SP dans un tableur, c'est le moment de le consolider, avec une ligne par livre. Si tu passes par justEread, ce travail est déjà fait : la fiche de chaque livre a un bloc « Statistiques » qui calcule presque tout ce qui suit. Il ne te reste qu'à noter tes coûts à côté.

Les extraits qui illustrent la suite reprennent ces statistiques pour un même livre, un thriller dont on détaille le cas plus bas. Toutes ses données sont fictives.

Les 7 indicateurs pour faire le bilan de tes services presse

1. Le taux de chronique

C'est l'indicateur central : la part de tes SP qui se sont transformés en chronique. Tout dépend de ce que tu mets au dénominateur. Diviser par le nombre de SP proposés te pénalise pour des personnes qui n'ont jamais dit oui. Diviser par le nombre de SP acceptés, c'est-à-dire par celles et ceux qui ont vraiment eu le livre en main, mesure ce qui dépend du livre et de la relation.

C'est le choix de justEread : dans le « Parcours des SP », les pourcentages se calculent sur les acceptés. Le parcours compte aussi des personnes et non des envois : un livre renvoyé deux fois à la même chroniqueuse ne compte qu'une fois. Quelle que soit ta règle, garde la même d'une année sur l'autre, sinon tes comparaisons ne veulent plus rien dire.

Sur ce livre, 6 chroniques pour 15 SP acceptés donnent un taux de 40 %. Rapporté aux 20 destinataires, le même résultat tomberait à 30 %.

La dernière ligne du parcours donne le taux de chronique : 6 chroniqués sur 15 acceptés, soit 40 %.

2. Le taux d'acceptation et de récupération de l'EPUB

Avant la chronique, il y a deux marches, et les lignes du dessus te les montrent. La première : combien de destinataires ont accepté le livre. Un écart important entre destinataires et acceptés signale des propositions restées sans réponse, souvent parce que le partenariat n'était pas encore noué au moment du lancement. La seconde : combien d'acceptés ont récupéré l'EPUB. Si le fichier est récupéré mais que la chronique ne vient pas, la question est différente : elle porte sur le livre, le délai ou la personne.

Dans notre exemple, le livre perd 5 personnes à la première marche (20 destinataires, 15 acceptés), puis seulement 2 à la seconde (13 EPUB récupérés, soit 87 %). Le problème se situe donc avant l'envoi du fichier, pas après.

3. Les délais et les retards

Mesure le délai entre la réception du SP et la chronique. Regarde d'abord la médiane, la valeur du milieu : la moitié des chroniques arrivent plus vite, l'autre moitié plus lentement. La moyenne, elle, se laisse tirer vers le haut par quelques chroniques très tardives. Un grand écart entre les deux est déjà une information : la plupart de tes partenaires lisent dans les temps, et quelques retardataires faussent l'impression d'ensemble.

Ajoute la part de chroniques publiées après l'échéance. Si la moitié de tes chroniques arrivent en retard, ce n'est sans doute pas la faute de la moitié de tes partenaires : c'est que tes délais sont trop courts pour la longueur de tes livres ou pour la saison. justEread affiche les deux délais sur la fiche du livre dès qu'il compte trois chroniques, et le nombre de chroniques en retard juste en dessous.

Ici, la médiane est à 38 jours et la moyenne à 44 : l'écart reste modéré, le retard est donc général et non le fait d'une ou deux personnes. Quatre chroniques sur six ont dépassé l'échéance.

Une médiane à 38 jours pour une échéance fixée à 30 : la deadline était trop courte pour ce livre.

4. Ce que deviennent les SP sans chronique

Un SP accepté qui ne donne pas de chronique peut cacher trois situations très différentes. Une lecture remise à plus tard, qui reviendra peut-être. Un refus annoncé : la personne t'a prévenu·e qu'elle ne chroniquerait pas, ce qui est le signe d'une relation saine. Et le silence : l'échéance est passée sans chronique ni nouvelle. Les trois font baisser ton taux de chronique, mais seul le silence répété est un signal à traiter.

Sur la fiche du livre, le bloc « Où en sont les SP acceptés » fait ce tri pour toi : chaque personne est rangée dans un seul cas, chroniqué, délai en cours, à reprendre, sans réponse ou refus définitif.

Sur les 9 SP acceptés qui n'ont pas donné de chronique, 2 sont des refus annoncés, 1 est une lecture reportée, et 6 sont des silences. C'est cette dernière ligne qui mérite un message.

Six « Sans réponse » pour deux refus annoncés : le silence pèse ici plus lourd que les refus.

5. La fiabilité de tes chroniqueur·euses

Passe de la vue par livre à la vue par personne. Pour chaque partenaire : combien de SP reçus, combien de chroniques, combien en retard. Tu verras presque toujours apparaître un noyau dur, quelques personnes qui chroniquent quasiment tout ce que tu leur proposes, dans les temps. C'est ton actif le plus précieux : c'est à elles que tu proposeras en premier tes prochains livres.

Sur justEread, la fiche de chaque partenaire sépare deux lectures. « Avec ta société » compte ce qui s'est passé entre vous : SP envoyés, chroniqués, non lus. « Fiabilité · toutes sociétés » donne sa note d'engagements tenus sur l'ensemble de la plateforme, calculée dès trois SP terminés : une chronique rendue dans les temps compte pleinement, un retard un peu moins, un silence pas du tout, et prévenir qu'on passe son tour ne coûte rien. Un toucher sur la note ouvre le détail du calcul.

Les deux se complètent. Jade, l'une des partenaires de notre exemple, a reçu trois livres et les a tous chroniqués : elle fait partie du noyau dur. Sa note de 92 % confirme que ce sérieux n'est pas un hasard, elle tient aussi ses engagements ailleurs. Plus bas sur la même fiche, ses SP sont rangés par année, ce qui te donne son bilan annuel tout fait, et tes notes privées gardent la trace de ce que les chiffres ne disent pas.

Trois SP envoyés, trois chroniques : le profil d'une partenaire à solliciter en premier.

6. Les notes, le contenu et les plateformes de publication

La note moyenne par livre est un repère, pas un verdict. Une chronique à 3 sur 5, argumentée et publiée sur un compte suivi par ton lectorat, peut valoir davantage qu'un 5 sur 5 sans commentaire. Relis surtout ce que les chroniques disent : les mêmes remarques reviennent-elles (un début lent, une fin attendue, une couverture qui ne correspond pas au contenu) ? Ce sont des enseignements précieux pour tes prochains livres et pour ton pitch. Une moyenne de 3,90 sur six chroniques, par exemple, ne dit rien tant que tu n'as pas lu ce qui a retenu les lectrices.

Regarde aussi où elles paraissent. Des chroniques concentrées sur Instagram font vivre le livre quelques jours ; celles déposées sur Babelio, Booknode ou une librairie en ligne restent visibles au moment où un·e lecteur·rice hésite à acheter. Si une plateforme qui compte pour toi est absente, tu peux le demander gentiment lors du prochain SP. La fiche du livre te donne cette répartition, plateforme par plateforme, en comptant les personnes : une même chroniqueuse peut publier à plusieurs endroits.

Cinq des six chroniqueuses ont publié sur Instagram, deux seulement sur Babelio : la visibilité durable reste mince.

7. Le coût par chronique

Coût total des SP ÷ nombre de chroniques. En numérique, l'envoi lui-même ne coûte presque rien : pas d'impression, pas d'affranchissement. C'est ce qui explique l'écart avec le papier quand on regarde combien coûte un service presse. Il te reste deux postes à compter : ton abonnement à une plateforme, si tu en as un, et ton temps.

Le temps est le vrai coût d'un SP numérique. Additionne les heures passées à chercher des partenaires, répondre aux demandes, relancer et suivre les chroniques, puis divise par le nombre de chroniques obtenues. Si chaque chronique te demande plus d'une heure de suivi, c'est ton organisation qu'il faut revoir avant d'envoyer davantage de SP. C'est le seul des sept indicateurs que tu dois calculer toi-même.

Pour t'y retrouver, voici les sept indicateurs réunis :

IndicateurCalculCe qu'il te dit
Taux de chroniqueChroniqués ÷ SP acceptésL'efficacité de tes envois
Acceptation et récupérationAcceptés ÷ destinataires, EPUB récupérés ÷ acceptésSi ton réseau était prêt, et l'envie suscitée
Délai et retardsDélai médian et moyen, part après l'échéanceSi tes deadlines sont réalistes
SP sans chroniqueÀ reprendre, refus annoncés, sans réponseCe qu'il faut relancer ou arrêter
Fiabilité par partenaireChroniques ÷ SP reçus, par personneTon noyau dur
Notes, contenu, plateformesNote moyenne, remarques récurrentes, lieux de publicationLa réception du livre et sa visibilité
Coût par chronique(Abonnement + temps passé) ÷ chroniquesCe que chaque chronique te coûte, surtout en temps

Un exemple chiffré : le bilan de Camille

Pour rendre tout ça concret, prenons Camille, autrice auto-éditée. Camille, ses livres et ses partenaires sont imaginaires, et tous les chiffres qui suivent sont fictifs : ils ont été construits pour l'exemple. Le thriller des extraits ci-dessus, c'est son troisième livre, Rouge brique.

Cette année, Camille a lancé trois livres en service presse numérique : deux tomes d'une romance et un thriller, son premier dans ce genre.

LivreDestinatairesAcceptésEPUB récupérésChroniquésTaux de chroniqueDélai médianNote moyenne
Les Marées d'août (romance, mars)2423211565 %24 jours4,30
Les Marées d'hiver (romance, tome 2, juin)1818171478 %19 jours4,50
Rouge brique (thriller, octobre)201513640 %38 jours3,90
Total de l'année6256513563 %--

Ce que Camille en tire :

  • Le tome 2 fait mieux que le tome 1. Camille l'a d'abord proposé aux personnes qui avaient chroniqué le premier. Un réseau déjà conquis par l'univers accepte, lit et chronique plus vite.
  • Le thriller a décroché dès la première marche. Sur 20 destinataires, seules 15 ont accepté le livre, alors que les deux romances n'en ont perdu qu'une en tout. Camille comprend pourquoi : son réseau était surtout romance, et elle a invité ses lectrices de thriller la semaine même du lancement. Cinq propositions sont restées sans réponse. Le livre n'est pas en cause : c'est le réseau qui n'était pas prêt.
  • Six SP acceptés sont restés sans réponse sur le thriller, contre deux refus annoncés. Ce sont ces six silences, chez des partenaires toutes récentes, que Camille doit regarder de près.
  • Un délai médian de 38 jours, pour une échéance fixée à 30 jours : quatre chroniques sur six sont arrivées en retard. Le livre est le plus long des trois, et il est parti en pleine rentrée littéraire, quand les piles à lire débordent.
  • Six personnes ont chroniqué les trois livres, thriller compris, même avec un peu de retard sur le dernier. Ce sont des lectrices qui aiment à la fois la romance et le thriller : le noyau dur de Camille, celles qui la suivront d'un genre à l'autre.

Ses décisions pour l'année suivante : inviter ses futures partenaires thriller plusieurs semaines avant le prochain lancement du genre, allonger l'échéance des livres de plus de 400 pages, éviter la rentrée littéraire, et proposer chaque nouveau livre en avant-première à ses six partenaires les plus fidèles.

Lire ses chiffres sans se raconter d'histoires

Les chiffres d'un service presse sont petits, et les petits chiffres sont trompeurs. Quelques précautions avant de tirer des conclusions :

  • Méfie-toi des pourcentages sur de petits volumes. Sur 20 SP, une ou deux chroniques de plus font bouger le taux de 5 à 10 points. Regarde toujours le nombre brut à côté du pourcentage.
  • Compare ce qui est comparable. Un tome 2 envoyé à un réseau fidèle et un premier livre dans un nouveau genre ne jouent pas dans la même catégorie. Compare un livre avec un livre similaire, ou une année avec l'année précédente.
  • Tiens compte de la saison. Un envoi en pleine rentrée littéraire ou juste avant les fêtes tombe sur des piles à lire déjà débordantes. Un délai plus long à ce moment-là ne dit rien de tes partenaires.
  • Ne confonds pas chroniques et ventes. Une chronique alimente la visibilité et le bouche-à-oreille, mais une hausse des ventes le même mois peut avoir dix autres causes : une promotion, un salon, un passage dans un algorithme. Le service presse est un levier parmi d'autres pour faire connaître son livre, et il se juge d'abord sur ce qu'il produit directement : des chroniques, dans les temps, auprès du bon public.

Auteur·rice auto-édité·e ou maison d'édition : les mêmes indicateurs, pas les mêmes décisions

Les sept indicateurs valent pour tout le monde. Ce qui change, c'est l'échelle, et donc la façon de les lire et ce que tu en fais.

En auto-édition, tu publies un, deux ou trois livres par an. Tes chiffres sont petits : la comparaison la plus parlante se fait de tome en tome et d'une année sur l'autre. Ton réseau, c'est une relation personnelle avec des lectrices qui suivent ton univers, et ta ressource la plus rare est ton temps plus que ton budget. Ton bilan sert surtout à fidéliser ton noyau dur et à préparer le prochain lancement.

En maison d'édition, tu as assez de titres pour comparer entre eux les collections, les genres et les auteur·rices. Mais ton réseau est partagé entre tous tes livres : un indicateur de plus devient utile, le nombre de SP proposés à chaque partenaire dans l'année, pour repérer celles et ceux que tu sollicites trop. Ton bilan sert aussi à arbitrer : quels titres méritent le plus d'envois, comment étaler les parutions pour que deux lancements ne se disputent pas les mêmes lecteur·rices, et quels retours des chroniques transmettre à tes auteur·rices.

Auteur·rice auto-édité·eMaison d'édition
Se comparer àSes tomes précédents, son année précédenteSes autres titres, collections et genres
Point de vigilanceLes petits volumes qui font varier les pourcentagesLa sur-sollicitation d'un même réseau
Coût principalSon propre temps, pris sur l'écritureLe temps de l'équipe, à répartir entre les titres
CalendrierLe rythme entre deux tomesL'étalement des parutions
Retours des chroniquesPour le prochain livrePour la quatrième, le marketing et les auteur·rices

Des chiffres aux décisions : ce qu'un bilan doit changer

Chaque indicateur faible appelle une action précise. Voici les plus fréquentes :

  1. Choisir qui solliciter en premier. Ton noyau dur reçoit tes prochains livres en priorité. Les personnes restées silencieuses plusieurs fois de suite méritent un message pour faire le point, puis une pause si rien ne vient.
  2. Ajuster le nombre de SP par livre. Avec ton taux de chronique, fais le calcul à l'envers : si tu vises une dizaine de chroniques et que ton taux tourne autour de 50 %, il te faut une vingtaine d'envois. Pas beaucoup plus : envoyer à tout le monde fait baisser le taux sans forcément augmenter le nombre de chroniques.
  3. Construire ton réseau avant le lancement. Un nouveau genre ou un nouveau public se prépare des semaines à l'avance : invite les chroniqueur·euses qui lisent ce genre, laisse-leur le temps d'accepter le partenariat, et ne lance le SP qu'ensuite.
  4. Revoir tes deadlines. Si les retards se concentrent sur les livres longs ou sur certaines périodes, allonge le délai plutôt que de multiplier les relances.
  5. Alléger ton suivi. Si le temps passé par chronique est élevé, regarde où il part : les relances manuelles, les tableurs à tenir à jour et les fichiers envoyés un par un sont les premiers postes à centraliser.
  6. Améliorer le livre ou le pitch. Les remarques récurrentes dans les chroniques sont une matière précieuse : pour la quatrième de couverture, pour le pitch du prochain SP, et parfois pour le prochain manuscrit.

Préparer l'année suivante : la check-list

Une fois ton bilan fait, quelques actions pour démarrer l'année sur de bonnes bases :

  • Remercier ton noyau dur, avec un message personnel, un exemplaire dédicacé ou un accès en avant-première au prochain livre.
  • Faire le tri dans tes partenaires et repérer les genres où ton réseau est trop mince.
  • Poser ton calendrier de lancements en évitant les périodes les plus chargées pour les lecteur·rices.
  • Fixer un objectif réaliste par livre (un nombre de chroniques, un taux de chronique) à partir de tes chiffres de cette année.
  • Noter dans ta fiche de chaque partenaire ce que tu as appris sur lui ou elle cette année : genres, rythme de lecture, préférences.
  • Prévoir un mini-bilan deux à trois mois après chaque campagne, sans attendre la fin de l'année.

Questions fréquentes sur le bilan d'un service presse

Quel est un bon taux de chronique pour un service presse ?

Il n'existe pas de moyenne publique fiable sur laquelle t'appuyer : les chiffres qui circulent mélangent papier et numérique, genres, envois ciblés et envois en masse. Le repère le plus utile, c'est toi-même : compare chaque livre à tes autres livres, et chaque année à la précédente. Un taux qui progresse d'une campagne à l'autre vaut mieux qu'un chiffre « dans la moyenne » dont tu ne connais pas la recette.

Que faire d'un·e chroniqueur·euse qui ne publie jamais ?

Regarde d'abord le motif. Quelqu'un qui te prévient qu'il ou elle passe son tour fait son travail de partenaire : décliner n'est pas une faute. Le vrai signal, c'est le silence répété, plusieurs SP récupérés sans chronique ni nouvelles. Dans ce cas, un message direct pour faire le point vaut mieux qu'une exclusion sans explication. S'il reste sans réponse, mets le partenariat en pause : sur justEread, le désactiver arrête les nouveaux envois sans effacer l'historique, et tu peux le réactiver à tout moment.

Faut-il relancer les chroniqueur·euses en retard ?

Oui, une fois, gentiment, et de préférence avant la deadline plutôt que longtemps après. Une relance courte qui rappelle le titre et la date convenue récupère une partie des chroniques en souffrance. Au bilan, compte combien de chroniques sont arrivées après une relance : si c'est une part importante, c'est le signe que tes délais sont trop courts ou que tes rappels arrivent trop tard.

À quel moment faire le bilan de ses services presse ?

La fin d'année est un bon moment pour la vue d'ensemble et pour préparer le calendrier suivant. Mais un mini-bilan deux à trois mois après chaque campagne est encore plus utile : les souvenirs sont frais, les chroniques en retard ont eu le temps d'arriver, et tu peux corriger le tir dès le livre suivant au lieu d'attendre décembre.

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